Bienvenue sur le site des Pénates !

Le groupe

Ca veut dire quoi Pénates ?

Le mot « pénates » vient du latin, où il désignait les divinités protectrices du foyer. Contrairement aux dieux Lares, eux aussi divinités protectrices, mais davantage liées à un lieu, les Pénates pouvaient déménager en même temps que l’autel où on les vénérait. « Regagner ses pénates » signifie retrouver ses racines, retrouver ce qui nous est cher et familier, retrouver un refuge à l’abri de l’agitation du monde. Et quoi de plus intime qu’une modeste chanson qui peut nous accompagner partout et qui transporte souvent toute notre intimité ?

Petite histoire des Pénates :

En construction


Les musiciens

Maud Cormier au chant et violoncelle

J’ai commencé le violon à 9 ans parce qu’un homme migrateur passait dans ma famille chaque année à la même époque. Nous l’avions rencontré sur le bateau en rentrant d’un voyage en Algérie et mes parents lui avaient donné de l’argent pour qu’il puisse rentrer en France. Après avoir gagné suffisamment d’argent en jouant du violon dans la rue, il était venu les rembourser. Il était allemand, s’appelait Kurt et, à partir de ce jour, son violon et lui ont fait partie de mon enfance.

Au collège, le théâtre est venu compléter cette attirance artistique avec les cours de professeurs de français passionnés et des stages animés par des comédiens du conservatoire d’Avignon. L’adolescence n’a fait qu’enflammer encore davantage tous ces rêves qui ont pris un tour plus réel avec l’entrée au conservatoire d’art dramatique de Grenoble : cours de danse, de théâtre classique, d’improvisation… et de chant !

Les études avaient éclipsé le violon qui dormait dans son étui – impensable de s’en séparer tout à fait ! – et le chant a supplanté le théâtre. Suite aux cours du conservatoire, diverses expériences en chant du monde et notamment des Balkans et une constante : les cours d’improvisation d’Anne Serot qui partaient du corps pour rendre possibles tous les sons, toutes les folies… Je suis heureuse que mon premier duo Bagatelle ait vu le jour avant son départ ce qui m’a permis de lui faire entendre tout ce que je lui devais.

Ce duo – voix/guitare – a duré deux ans de 2016 à 2018 et a été la première occasion d’expérimenter la composition. Il m’a également permis de passer de la scène théâtre à la scène musique. Sa fin a été l’occasion de réveiller un projet qui ne demandait que ça : réussir à chanter en m’accompagnant au violoncelle…

C’est à nouveau une rencontre qui a fait rentrer le violoncelle dans ma vie : Fernand Dandois un violoncelliste avec qui je saucissonnais régulièrement en papotant musique. Il avait trois fois mon âge lorsque je l’ai connu et me racontait sa vie de musicien, de résistant… jusqu’au petit matin. C’est en pensant à lui que je suis allée chercher Marcel(le) – c’est ainsi que mes petits élèves l’ont baptisé parce que « Marcel(le) le violoncelle bien sûr ! » – chez un luthier à Crest.

Depuis Marce(le) prend beaucoup de place parce qu’il est soutenu par des professeurs talentueuses et convaincantes (Lise Péchenart et Estelle Harbulot) qui embarquent leurs élèves dans des projets plus enthousiasmants les uns que les autres notamment grâce à Labeaume en musique.

Difficile de jongler pour trouver du temps pour l’écriture, les compositions et les concerts des Pénates mais oh, combien tous ces projets se nourrissent les uns les autres !

Pierre-Yves Maret à la guitare basse

Le 22 octobre 1976 The Damned sortaient « New Rose » le premier single d’une longue série venue de Londres et qui apportait un nouveau concept : pas besoin d’être musicien pour faire de la musique : Do It Yourself !

Et tout d’un coup des groupes allaient fleurir un peu partout. Originaire du quartier de la Croix Rousse à Lyon, comme Starshooter, je me suis retrouvé embarqué dans des aventures musicales à partir de 1981 en tant que bassiste. Beaucoup de répétitions dans des caves ou des garages, quelques concerts mais rien de vraiment abouti.

Ma vie professionnelle m’a permis d’aller travailler de l’autre côté de la manche au milieu des années 80 et de me nourrir de concerts dans des grandes salles ou dans des pubs. Puis à mon arrivée en Ardèche c’est la terre qui m’a attiré : la travailler, la nourrir, l’arroser, la planter. Cultiver le vivant : tailler, récolter et vendre ses produits.

Un jour mon fils a voulu apprendre la basse, alors nous lui avons acheté un instrument et un ampli. Quand il a choisi de ne pas continuer, j’ai récupéré le matériel et j’ai repris. J’ai joué dans quelques groupes et aujourd’hui me voici à tenir la Fender Précision, of course, au sein des Pénates.

Mickaël Lacharme à la guitare électrique


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